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Radio-Canada4 h 17 | Mis à jour à 7 h 34
Selon « la police de la police » en Nouvelle-Écosse, deux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont ouvert le feu sur une caserne de pompiers dimanche dernier, mais le tireur actif recherché n'était pas dans le secteur à ce moment-là.
La caserne des pompiers d'Onslow Belmont, une ville voisine de Portapique, accueillait des résidents de Portapique qui avaient dû être évacués par les policiers après qu’un périmètre de sécurité eut été établi à proximité de leur résidence, dimanche, à cause de la présence d’un tireur en liberté.
Les gens qui se trouvaient à l’intérieur de la caserne ont craint pour leur vie, persuadés qu’il s’agissait en fait du tireur contre qui la GRCGendarmerie royale du Canada les mettait en garde. L’auteur du massacre qui a fait au moins 22 victimes en Nouvelle-Écosse était vêtu d’un uniforme de gendarme et conduisait une voiture identique à celles de la GRCGendarmerie royale du Canada.
Je me suis baissée et j'ai crié à mon mari de faire la même chose
, raconte Mme McCabe, encore effrayée aujourd'hui.
Elle dit avoir entendu six coups de feu. Quand elle a levé les yeux, elle a vu un homme accroupi entre deux voitures. Peu après que les coups de feu eurent retenti, les deux hommes en uniforme de la GRCGendarmerie royale du Canada et l'homme entre les voitures ont quitté les lieux.
Les tirs ont causé des dommages considérables à la propriété et ont même mis un des camions hors service.
Pour Joy McCabe, trop de questions sont en suspens.
J'aimerais savoir qui était cette personne qui s'est cachée [entre les deux voitures], pourquoi la police tirait sur le bâtiment et pourquoi elle a commencé à tirer tout de suite
, s'interroge Mme McCabe.
Je pense que si j'avais quelques réponses, ça m'aiderait à surmonter ce qui s'est passé
, ajoute-t-elle.
Il n'est pas possible de voir sur la vidéo de surveillance de la caserne de pompiers qui a tiré. La vidéo montre toutefois que deux personnes ressemblant à des agents de la GRCGendarmerie royale du Canada sont entrées dans la propriété. Personne à l'intérieur de la caserne ne leur a parlé, et les hommes ne se sont pas identifiés comme appartenant à la GRCGendarmerie royale du Canada.
Le service d’incendie a décliné les demandes d’entrevue de CBC pour clarifier ces faits.
Une enquête en cours du SiRT
La GRCGendarmerie royale du Canada a quant à elle déclaré qu'elle ne fournirait aucun détail sur l'incident, car celui-ci faisait l'objet d'une enquête de l'Équipe d'intervention en cas d'incident grave de la Nouvelle-Écosse (SiRT).
Le SiRT, qui est chargé d'enquêter sur les actions de la police susceptibles d'avoir entraîné des blessures graves ou la mort, ou qui suscitent un intérêt public important, enquête également sur la mort du tireur.
Pat Curran, le directeur intérimaire du SiRT, a dit mercredi que l’enquête en cours ne permet pas encore de déterminer les intentions des agents de la GRCGendarmerie royale du Canada qui ont ouvert le feu à la caserne de pompiers d'Onslow Belmont vers 10 h 30.
À ce stade, nous ne savons pas sur quoi ils tiraient
, indique-t-il.